Dehors, tu vas avoir si froid…

Je sais, ce n’est pas vraiment la saison pour pique-niquer dévêtue au bord de l’eau, d’où l’extrait d’une célèbre chanson de Tino Rossi choisi en titre pour ce billet qui vous présente mon adaptation du déjeuner sur l’herbe d’Édouard Manet.

J’ai ressorti pour l’occasion l’avatar de Turquoise, amie fidèle du Kikimundo depuis une quinzaine d’année, qui était la miss Juin de notre calendrier des kikimates de 2009. Elle remplace ici Victorine Maurent que Manet pris pour modèle dans plusieurs de ces tableaux. A l’arrière plan, on reconnaît Yueyin qui prend la place d’Alexandrine Meley, l’épouse d’Émile Zola. Escargolio et le rat remplacent respectivement le beau-frère, le frère du peintre. A l’époque, le tableau fit scandale et on le comprend. Non mais c’est quoi ce pique-nique où il n’y a même pas un paquet de cacahuètes !

Tout est bon dans le cochon.

J’ai essayé d’adapter ce tableau de Jacques-Louis David représentant Napoléon Bonaparte alors premier consul qui franchit les Alpes au col du Grand-Saint-Bernard lors de la deuxième compagne d’Italie. Et bien je peux dire maintenant que ce n’est pas facile de faire tenir sur un cheval un escargot en uniforme enveloppé dans une couverture !

Il y a cinq versions de ce tableau. Je me suis inspiré de la première.

Et pour ceux qui s’interrogeraient à propos du titre de billet, c’est tout simplement lié au fait que le saint Bernard qui a donné son nom au col franchi par Bonaparte, c’était prédicateur du XIème siècle Bernard de Menthon qui fut pendant un temps archidiacre d’Aoste, ville Italienne connue pour son jambon, et c’est ce qui m’a mis en tête ce célèbre dicton populaire.