
Zani-mots – 53
Un zani-mot panda commandé par Monsieur Christian pour Zackary, son petit fils.

EKroniks : Saison 2 – 31
Citons un peu (en attendant des jours meilleurs)
Comme le jeudi c’est jour de citation, en voici une de Friedrich Nietzsche qui vous expliquera la façon dont je perçois le travail et mon aversion pour ceux qui veulent nous faire travailler plus et plus longtemps…
§173 – Les apologistes du travail.
Dans la glorification du « travail », dans les infatigables discours de la « bénédiction du travail », je vois la même arrière-pensée que dans les louanges des actes impersonnels et d’un intérêt général : la crainte de tout ce qui est individuel. On se rend maintenant très bien compte, à l’aspect du travail – c’est-à-dire de cette dure activité du matin au soir -, que c’est là la meilleure police, qu’elle tient chacun en bride et qu’elle s’entend à entraver vigoureusement le développement de la raison, des convoitises, des envies d’indépendance. Car le travail use la force nerveuse dans des proportions extraordinaires, il retire cette force à la réflexion, à la méditation, aux rêves, aux soucis, à l’amour et à la haine, il place toujours devant les yeux un but limité et accorde des satisfactions faciles et régulières. Ainsi une société où l’on travaille sans cesse durement jouira d’une plus grande sécurité : et c’est la sécurité que l’on adore maintenant comme divinité suprême. – Et voici (ô épouvante !) que c’est justement le « travailleur » qui est devenu dangereux ! Les « individus dangereux » fourmillent ! Et derrière eux il y a le danger des dangers – l’individuum !
Nietzsche – Aurore – Réflexions sur les préjugés moraux (Morgenröte – Gedanken über die moralischen Vorurteile, 1881)
