Je pensais vous avoir déjà tout dit. Il semble pourtant qu’un certain mystère entoure encore Mr. Kiki. La preuve : Madame YueYin me demande de faire sept révélations à mon sujet.
Mais qu’est-ce que je vais pouvoir raconter d’inédit ? Cela m’apprendra à étaler ma vie dans les pages de ce blog. Je dois absolument trouver un fil conducteur pour faire venir l’inspiration. Et si on partait de la symbolique de chiffre sept. Il y a des tas de choses qui vont par sept. Les sept jours de la semaine, les sept péchés capitaux, les sept mercenaires, les sept doigts de la main (Euh, là j’ai un doute…), les sept merveilles du monde, les sept couleurs de l’arc-en-ciel…
J’ai bien une idée, mais j’hésite un peu. Je ne voudrais pas effrayer les plus sensibles. En effet, quand elle était petite, notre blodinette avait peur à chaque fois qu’elle regardait Blanche-Neige à la télé. C’est pourquoi j’ai des scrupules à parler des sept nains…
– Mais non Papa, j’avais peur de la sorcière, pas des nains…
– Ah bon ?!? Alors n’hésitons plus !
Voici donc le QUIZZ des sept nains.
Joyeux
Les gens qui me côtoient me trouvent dans l’ensemble d’humeur joyeuse. Je parle peu, mais je rigole beaucoup. Mes collègues ne comprennent pas toujours pourquoi, et les voir essayer de comprendre, ça me fais encore plus rigoler… En fait, j’ai tendance à ne rien prendre au sérieux. Je vois du comique partout. Un peu trop peut-être. Cela exaspère parfois Mon Amour.
L’autre jour par exemple, notre Mini-Kiki déambulait dans la maison en chantant du Diam’s à tue-tête. Le refrain de sa chanson donnait quelque chose comme ça :
J’emmerde, j’emmerde, j’emmerde,
Qui ?
Le Font National
Comme il passait à coté de sa mère, celle-ci l’intercepta pour le houspiller :
– Titou, je t’interdis de dire des gros mots.
– Mais Papa, il a dit que quand c’est dans une chanson, on a le droit…
– Je ne veux pas savoir. Tu ne dois pas dire de gros mots. Un point c’est tout !
Et moi, arrivant à cet instant.
– C’est vrai Titou. Que je ne t’entende plus dire Front National dans cette maison !
Titou mort de rire et Mon Amour désespérée :
– Non Kiki. C’est sérieux là ! Après il va chanter ça à l’école et on va encore être embêté…
Désolé, c’est plus fort que moi…
Dormeur
Quand le sommeil me prend, j’ai beaucoup de mal a résister. Mon Amour prétend que lorsque je me couche, je m’endors avant même que ma tête touche l’oreiller. Il m’arrive ponctuellement de m’endormir à table, entre la poire et le fromage. Je me cale sur ma chaise, le dos bien appuyé, les bras croisés. Je me mets en mode veille. Et hop, je dors. Cela ne manque pas de surprendre les convives qui ne sont pas habitués, surtout quand ça arrive dans un restaurant…
Grincheux
Quand on me réveille brutalement, je suis d’une humeur exécrable. Et cela peut durer jusqu’à ce que j’ai totalement terminé mon cycle de sommeil. Il y a une quinzaine d’année, je me réveillais souvent de mauvaise humeur. A l’époque, on avait un chat complètement obsédé par la bouffe. Il n’était pas gros, mais il ne pensait qu’à manger. Et le matin, quand il trouvait qu’on ne se levait pas assez vite pour le servir, il employait un tas de ruses diaboliques pour nous faire sortir du lit. Par exemple, il nous collait son nez humide dans l’oreille et ronronnait comme un moteur diesel. ça, c’était sa méthode douce, car la plupart du temps, il passait sous la couette au bout du lit, et dès qu’il rencontrait un pied, il filait un coup de griffe avant d’aller se cacher. Ou encore, il s’asseyait sur la table de nuit et nous balançait sur la tête tout ce qui était à sa porté. Une fois, Mon Amour s’est pris un verre d’eau. Bonjour le réveil !!! Et si on fermait la porte de la chambre, il faisait un tel raffut dans l’appartement qu’on était obligé de se lever pour voir ce qui se passait…
Atchoum
Quand je sors au soleil, il m’arrive souvent d’éternuer. On ne peut pas vraiment parler d’allergie. Il s’agirait plutôt d’une grande sensibilité à la lumière. C’est certainement pour ça que j’ai toujours préféré la pénombre. Quand j’étais adolescent, j’ouvrais rarement les volets de ma chambre. Comme je n’éprouvais pas le besoin de voir du monde, je pouvais rester des jours entiers dans mon sombre repère. Cela inquiétait beaucoup ma maman qui se demandait si j’étais vraiment normal. Elle soudoyait même mes potes pour qu’ils me fassent sortir. Mes parents me surnommaient affectueusement Le rat…
Timide
Si je suis timide ? Oui d’une certaine façon. Je crois que c’est liée au fait que je suis incapable de construire rapidement une phrase pour exprimer une idée. Alors je préfère ne pas parler plutôt que d’être compris de travers. Cette peur de parler m’a d’ailleurs valu une mésaventure traumatisante. La tehon à la inf, pour reprendre l’expression de Miss Margoulette.
En classe de première, notre professeur de français nous entrainait à l’épreuve orale du BAC. Elle nous avait donné des textes à préparer et nous devions les présenter devant la classe par groupe de deux. Avec mon camarade, nous nous étions répartis le travail. Je commençai l’exposé, le nez sur ma feuille.
– Voici un texte de Théophile Gauthier… Le vers et la trépassée
Dans la classe régnait un silence de mort. Je levai la tête. La prof s’était installée parmi les élèves, juste en face de moi. J’essayai d’enchainer sans lire mon papier en la regardant droit dans les yeux, et je me mis à bafouiller :
– Euh…Bon… Ben, je vais vous l’introduire… … Euh, le texte !
Je craignais d’avoir tenu malgré moi des propos scabreux, et en voulant rattraper le coup, je m’étais enfoncé d’avantage. Toute la classe était pliée de rire. Moi, j’étais tout vert, incapable de continuer. J’ai tendu la feuille à mon camarade qui a fini l’exercice tout seul.
Prof
Toujours au lycée, en automatisme (J’ai passé un BAC technique). Le prof me surnommait Monsieur Spock (de la série télé Star Trek), car j’avais, semble-t-il, une prédisposition évidente pour la logique combinatoire. Dès le premier cours, je maîtrisais parfaitement l’algèbre de Boole et des tableaux de Karnaugh, comme si c’était ma langue maternelle. Nous faisions des travaux pratiques sur des automates programmables et mes réalisations dépassaient souvent ce qu’attendait le prof. Quand il contrôlait mon travail, il restait un bon moment devant ma machine à vérifier la programmation et il finissait par me dire :
– Vas au tableau et explique à tes camarades comment tu fais.
Et je me retrouvais à faire un cours d’automatisme à mes copains de classe. Bizarrement, quand je parlais le booléen, je n’avais pas cette peur qui me paralysait quand je m’exprimais en français.
Simplet
On me trouve souvent un côté dans de la lune. En fait, j’ai un grand pouvoir de concentration. Quand je suis dans mes pensées, je fais facilement abstraction de tout ce qui m’entoure et il faut vraiment mettre le paquet pour me faire réagir. Si je hoche la tête quand vous me parlez, cela signifie que je vous entends, pas forcément que je vous écoute. Les personnes averties attirent mon attention avant de me parler et s’assurent que je suis vraiment là. Les autres sont quelquefois surpris. Si mon interlocuteur me pose une question juste au moment où je reviens sur terre, je ne sais pas quoi répondre. Quand j’ai commencé à travailler, une collègue venait souvent dans mon bureau pour me commander des petits travaux. Elle m’expliquait pendant cinq minutes ce qu’elle voulait, mais comme j’étais absorbé par mon travail, tout ce que je retenais, c’était sa dernière phrase :
– Est-ce que tu peux faire ça ?
Et systématiquement, je lui demandais en faisant des yeux ronds :
– Faire quoi ?
Elle croyait que je l’envoyais bouler et elle ne comprenait pas pourquoi.
Avec le temps, j’ai appris à ménager mes collègues. Maintenant, quand je me retrouve dans ce genre de situation, je balance une phrase comme « Tu peux me l’écrire ? Il faut que j’y réfléchisse… »
Bon, ça ne marche pas à tous les coups. Quand on vient me chercher pour le déjeuner, ma réponse passe-partout tombe un peu à coté, mais c’est toujours mieux toujours que rien…
Voilà ! J’ai répondu au questionnaire des sept nains. Pour terminer, puisqu’on a parlé du chiffre sept et que vous avez été bien sages, je vous offre ce petit jeu.
En recopiant ce dessin de Blanche-Neige, notre dessinateur a fait sept erreurs. Saurez-vous les retrouver ?


Allez, pour vous aider, je vous donne un indice : Nains porte-quoi !