Poker menteur

Entre 1890 et 1896, Paul Cézanne a peint cinq versions de ses “Joueurs de cartes”. Aucune ne met en scène des escargots, et on comprend très bien pourquoi : Personne n’a jamais vu d’escargots jouer aux cartes. Nous savons tous que nos amis gastéropodes ont beaucoup de difficultés à cacher leur jeu. Ils sont dans l’incapacité totale de tricher comme le voudrait la coutume, ce qui donne au jeu un intérêt assez limité. Ceci dit, ça devrait être marrant à observer…

Recomposition

L’autre jour, en regardant le tableau “Composition VIII” de Vassily Kandinsky, j’ai remarqué un détail qui m’a fait penser aux yeux d’Escargolio. Du coup, j’ai cherché dans ses autres tableaux s’il n’avait pas caché d’autres bouts d’escargot. Et bien si, il y en a partout ! Pour que vous puissiez bien vous en rendre compte, je les ai regroupés sur le dessin que voici.

Je sais, ça peut paraître ridicule de chercher du concret dans l’art abstrait mais je n’y peux rien, c’est plus fort que moi. Aurais-je un coté matérialiste ?

Chaque tableau enferme mystérieusement toute une vie, avec ses souffrances, ses doutes, ses heures d’enthousiasme et de lumière.

Vassily Kandinsky – Du spirituel dans l’art et dans la peinture en particulier (1911)

Couper-coller

L’informatique n’a rien inventé. La technique du “Couper-coller” qu’on retrouve aujourd’hui dans pratiquement tous les logiciels d’édition, quelque soit le type de média manipulé, existait bien avant l’ordinateur. C’est d’ailleurs cette technique qu’a utilisé Henri Matisse pour produire sa série de nus bleus. Il découpait des silhouettes de femmes nues dans du papier préalablement peint en bleu et les collait sur des toiles. Je me suis dit que je ferais bien la même chose avec un escargot. ( A chacun ses obsessions…)

Bien sûr, j’ai fait mon escargot bleu informatiquement, mais j’ai bien utilisé la technique du “couper-coller”, comme je le fais parfois pour faire des zani-mots en découpant des lettres dans des silhouettes de bestioles.